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Farid El Atrache
Biographie de Farid
El Atrache
Farid El Atrache est le maître incontesté du "oud".
Ses chansons pleines d’émotion et son rythme langoureux, mélancolique
et touchant ont fait de lui un chanteur d’une grand sensibilité.
Né en 1915, Farid El Atrache est issu d’une lignée d’émirs
qui régnaient sur les Monts Druze jusqu’à l’arrivée des
Français. En 1920, son père est nommé gouverneur d’une
province turque. A l’âge de 7 ans, Farid perd son père ; la
famille part alors s’installer en Egypte. Afin de subvenir au
besoin de ses enfants (3 garçons et une fille, la célèbre
chanteuse Asmahan), la mère s’essaye à la chanson.
Farid se voit lui aussi obligé de travailler dans le commerce .
Mais, il n’a qu’une idée en tête : devenir compositeur.
Ainsi, après une dure journée de travail , il enchaînait, le
soir, avec des cours au Conservatoire de Musique du Caire. Il y
apprend les BA-ba du oud avant d’en devenir un grand virtuose.
Au cinéma, Farid El Atrache jouera dans plusieurs comédies
musicales, aujourd’hui cultes. Ainsi, il est apparu dans 31
films, dont 9 ont été produits par lui.
Farid a permis à la musique traditionnelle du monde arabe d’intégrer
les critères musicaux contemporains, en incorporant des rythmes
et des orchestrations modernes. Beucoup des premières
compositions de Farid furent écrites pour sa sœur, Asmahanne ,
un actrice arabe bien connue. En 1941, Farid et sa sœur jouèrent
d’ailleurs ensemble dans le le film Insitiar Ichabod . Farid
dont les concerts mettaient en lumière ses talents
d’improvisateur, continua deux jouer jusqu’à deux mois avant
sa mort.
Il est décédé à Beyrouth le 26 décembre 1974.
Farid El Atrache =
Farid El Atrache (فريد
الأطرش) (né le 19 octobre
1915, Jebel Ed-Druz, Syrie mort le 26 décembre 1974, Beyrouth,
Liban) est un auteur, compositeur, interprète, virtuose du oud et
acteur syrien naturalisé égyptien. Avec Oum Kalthoum, Fayrouz,
Mohammed Abdel Wahab et Abdel Halim Hafez, il est le plus
important nom de la musique arabe du XXe siècle. Il joue dans 31
films et enregistre environ 350 chansons. Il compose aussi des
chansons pour des chanteurs célèbres tels que Wadih El-Safi,
Warda et Sabah. Sa voie grave et son style "triste" mèneront
plusieurs chanteurs sur ses pas. Ses chansons restent très appréciées
aujourd'hui.
Enfance et début de carrière
Né en Syrie d'une famille druze royale qui a lutté contre les
armées coloniales françaises, Farid et sa famille sont
contraints de fuir vers l'Égypte en 1920. Il est initié très tôt
au chant et à l'oud par sa mère. Il chante tout au long de son
enfance et de son adolescence dans les fêtes d'école. Un de ses
maîtres du conservatoire lui suggère de montrer ses émotions en
chantant plutôt que de garder son air impassible et distant. Il
lui conseille de pleurer. La tristesse de ses chants deviendra sa
marque caractéristique ; il sera appelé le "chanteur
triste" tout au long de sa carrière. Au conservatoire, il
est l'élève du compositeur renommé Riyad as-Sunbaty.
Farid débute sa carrière professionnelle dans les années 1930
en chantant dans des radios égyptiennes privées. Il est employé
comme chanteur et joueur d'oud (ou luth) pour la radio nationale.
Il enregistre ses premiers succès : Ya Raitni Tayr. Sa sœur
Asmahan est aussi une actrice et chanteuse de talent. Ils
rencontrent le succès en 1941 avec le film Intisar al-chabab
(Victoire de la jeunesse) dont Farid signe la bande originale.
Le succès
Le succès rapide entraine le jeune homme dans une vie de star :
discothèques, affaires sentimentales et jeu deviennent son lot
quotidien. Il se retrouve rapidement criblé de dettes. Sa mère
se sépare de lui, désapprouvant son style de vie. À cela,
s'ajoute la mort tragique de sa sœur. Cette periode sombre de sa
vie le pousse à rechercher le réconfort auprès de la danseuse
et actrice Samia Gamal, pour laquelle il risque tout ce qu'il possède.
En 1947, il produit Habib al omr (L'amour de ma vie) dans lequel
Samia et lui tiennent la tête de l'affiche. Le film rencontre un
énorme succès populaire. Après 5 films, le couple se sépare en
1952 sans s'être jamais marié. Farid considère que le mariage détruit
l'art. Plus âgé et malade, il demandera à la chanteuse égyptienne
Shadia de l'épouser, mais il change d'avis au dernier moment, ne
voulant pas la laisser jeune veuve.
Le succès cinématographique de Farid continue en compagnie
d'autres stars féminines, dont il tombe toujours amoureux. Il
tient toujours le rôle du chanteur triste et sentimental ; il
garde le même le nom à travers ses films : Wahid (solitaire). Le
succès de ses films ne tient que très peu au scénario, mais
plutôt à la performance musicale de Farid et à la force de sa
poésie qui parle au cœur des spectateurs arabes. Il compose des
chansons très profondes, dont les plus célèbres sont Ar-Rabi
(Le printemps), Awell Hamsah (premier murmure), Tutah and Raqsitil
Gamal (deux pièces musicales). Certains de ses succès plus
populaires et moins chargés, comme Noura Noura ou Gamil Gamal,
Leyla ou Hallet layali sont toujours appréciés. Il chante le
nationalisme avec Boussat El-Rih.
En 1952, juste avant le coup d'État qui renverse le roi Farouk
Ier d'Égypte, Farid s'éprend de la reine. Après l'exil du roi
et son divorce, elle retourne en Égypte pour y vivre une histoire
d'amour mouvementé avec Farid. Sa famille n'accepte pas le
chanteur, pour des raisons politiques principalement. À leur séparation,
Farid sombre dans une longue dépression. Il tombe malade et son
état de santé ne fera que s'aggraver jusqu'à sa mort qui
survient à Beyrouth le 26 décembre 1974, à l'hôpital Al Hayek.
Ses restes sont rapatriés en Égypte où il repose au Caire.
De nos jours
Farid est encore aujourd'hui apprecie et fait partie des grands
chanteurs classiques arabes.
Filmographie sélective
Nagham Fi Hayati (1975)
Zaman Ya Hob (1973)
Hob al kabir, -Al (1969)
Khouroug min el guana, El (1967)
Hikayet el omr kulluh (1965)
Ressalah min emraa maghoula (1963)
Yomun bala ghaden (1962)
Shatie el hub (1961)
Min agl hubbi (1960)
Maleesh Gheirak (1958)
Inta habibi (1957)
Wadda'tu hubbak (1957)
Izhay ansak (1956)
Oussit Hobi (1955)
Ahdil Hawa (1955)
Risalat Gharam (1954)
Lahn hubi (1954)
Ayza atgawwez (1952)
Lahn al khouloud (1952)
Ma takulshi la hada (1952)
Taa la salim (1951)
Akher kedba (1950)
Afrita hanem (1949)
Ahebbak inta (1949)
Habib al omr (1947)
Bolbol effendi (1946)
Gamal wa Dalal (1946)
Ma akdarshi (1946)
Shahr el asal (1946)
Ahlam el chabab (1943)
Intisar al-chabab (1941)
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